
A 10 km en direction nord-est de Varna se trouve le monastère Sts-Constantin-et-Hélène. La date de sa fondation n’est pas connue, mais les légendes mentionnent une fratrie monacale du XVIe siècle qui vivait dans la région et attachent son existence à l’icône miraculeuse des protecteurs du christianisme, les Saints Constantin et Hélène, et à la source guérisseuse (ayazmo). Cette source est préservée jusqu’à nos jours. Elle se situe immédiatement derrière le trône de l’église. Jusqu’à nos jours, ceux qui s’avancent avec foi et confiance, obtiennent, avec l’intercession des Saints Constantin et Hélène et par la grande grâce de Dieu, la guérison selon leurs besoins. Jusqu’au milieu du XXe siècle la petite église conservait une icône des deux saints. En bas, à la base de la Croix vivifiante du Christ, on pouvait lire une inscription en grec, fortement endommagée, qui disait : " ... en raison de la grande crainte des chrétiens ... à Constantinople en 1713... "
Les renseignements les plus anciens sur l’histoire du monastère datent du XVIIIe siècle et proviennent du livre "Lettres bulgares" du voyageur russe Viktor Teplyakov, publié à Moscou en 1832.
Pendant la guerre russo-turque de 1828-1829, le monastère est détruit. Quelques années plus tard, grâce aux efforts de deux moines, Théodose et Agapios Kantardzhievi de Tarnovo, commence la reconstruction. Une forêt dense et impénétrable, vieille de plusieurs siècles, s'étendait tout autour. Le monastère n’était fréquenté que par fort peu de pèlerins qui, dans la solitude, accomplissaient leurs rituels chrétiens. Après l’établissement des deux frères moines, la population locale, qui croyait en la force miraculeuse de l’icône des saints Constantin et Hélène, transforme le terrain en terres arables qui furent données au monastère. Une partie des revenus provenant des activités économiques et des dons de la population du village de Kestrich (aujourd'hui Vinnitsa) a été utilisée pour construire des églises dans les villages environnants, pour soutenir les écoles, pour aider les pauvres, etc.
Jusqu'à la création de l'Exarchat bulgare en 1870, Varna était le siège du métropolite grec et le monastère était sous l'autorité du patriarcat grec. En dépit de ces faits, le hiéromoine Théodose officiait en slavon d'église. Seulement à l’occasion des grandes fêtes religieuses, lorsque le monastère faisait l’objet d’une visite par le métropolite grec ou de quelque grec influent, les services étaient conduits en grec.
Après le décès des deux frères, ils furent remplacés par le prêtre Konstantin Danovski du village d’Ustovo, région de Smolyan, ordonné à Varna en 1857 et ayant chanté la première divine liturgie dans la chapelle bulgare St-Archange-Michel.
La restauration du monastère commence après les changements politiques en Bulgarie en 1989. C’est à nouveau un habitant de Tarnovo, l’archimandrite Séraphim (Genovski) qui, en dépit des gênes créées par les autorités locales et par l’Etat, fournit des efforts en vue de la restitution des terres du monastère. En 1999 ces efforts sont couronnés d’un succès partiel.
Aujourd’hui la lutte pour la restitution des biens du monastère continue. C'est autour de ce monastère, et grâce à lui, que s'est créé le village touristique de renommée mondiale que l'on connaît aujourd'hui. C’est le monastère qui possédait 200 ha de terres tout autour. C’est autour du monastère que le tourisme se développe et continuera de se développer dans la station balnéaire du même nom. Et dire qu’aujourd’hui le monastère ne dispose même pas de 1000 m2 de terre...
Horaires d’ouverture :
8h30 à 17h00, tous les jours
Contacts:
Monastère diocésain des Sts-Constantin-et-Hélène
Station balnéaire Sts-Constantin-et-Hélène
tél. : +359 52 359 667